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Liens Utiles

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APII (Agence de Promotion
de l'Industrie et de l'Innovation)
CITET (Centre International des
Technologies de l'Environnement
de Tunis)
ANPE (Agence Nationale
de Protection de l'Environnement)
APIA (Agence de Promotion
des Investissements Agricoles)
ANME (Agence Nationale pour
la Maîtrise de l'Énergie)
ANGed (Agence Nationale
de Gestion des Déchets)
OTEDD (Observatoire Tunisien
de l'Environnement et du Développement Durable)

Secteur du transport :

Contribution dans le PIB
5,33%
Contribution dans l’emploi
10,30%
Part dans la répartition des entreprises
3,67%
Source : INS, 2023

La mise en œuvre de l'économie circulaire dans le secteur des transports en Tunisie franchit une étape décisive grâce à l'intégration de pratiques durables dans le cadre du Plan de développement 2026-2030. Cette dynamique se manifeste particulièrement par le lancement du projet Green Forward Industrie (GFI), qui favorise l'adoption de modèles circulaires au sein de l'industrie automobile pour réduire les déchets et promouvoir la réparation et le recyclage des composants. Le GFI est une initiative visant à accompagner les petites et moyennes entreprises dans leur transition vers une économie circulaire, durable et compétitive. Il est lancé par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel et l’Union européenne. Ce projet, soutenu par les ministères de l’Industrie et de l’Environnement ainsi que par l’Utica, encourage les entreprises à adopter des modèles de production fondés sur la réduction, le recyclage et la valorisation des ressources. Les secteurs du transport est au cœur de cette transformation. Le secteur automobile, par exemple, regroupe plus de 300 entreprises, emploie 120 000 personnes et contribue à près de 6% du PIB national. L’émergence de l'économie circulaire dans le secteur des transports vient redéfinir notre manière de produire et de consommer. Ce modèle économique propose en effet, une approche innovante, où les produits et les matériaux sont réutilisés, réparés et recyclés, créant ainsi un cycle fermé qui réduit l'impact sur l'environnement. Ce modèle repose sur trois principes fondamentaux : réduire la consommation des ressources, réutiliser les produits et matériaux autant que possible et recycler ce qui ne peut être réutilisé. L'objectif est de créer un système économique qui fonctionne en boucle fermée, minimisant ainsi les déchets et l'impact environnemental. En adoptant cette approche, les entreprises et les consommateurs peuvent contribuer significativement à la transition vers une société plus durable, tout en stimulant l'innovation et la création de nouvelles opportunités économiques. Cette nouvelle économie repose sur des principes fondamentaux qui remettent en question notre manière traditionnelle de consommer et de produire. Le premier principe est de minimiser l'extraction des ressources. Cela implique d'optimiser l'utilisation des matières premières, en privilégiant la réutilisation et le recyclage, afin de réduire la dépendance aux ressources naturelles et de préserver les écosystèmes. La gestion des déchets issus du transport (batteries, pneus, huiles, métaux critiques) devient une opportunité pour réduire la dépendance géopolitique vis-à-vis des ressources critiques Le deuxième principe est de prolonger la durée de vie des produits. Cela se fait par la conception de produits durables, réparables et modulables, permettant ainsi de les garder en circulation le plus longtemps possible. Enfin, le troisième principe est le recyclage des matériaux en fin de vie, transformant les déchets en ressources pour la création de nouveaux produits. Ces principes s'accompagnent d'une démarche d'éco-conception, visant à réduire l'impact environnemental des produits dès leur conception. L'adoption de ce modèle économique représente une révolution dans notre manière de produire, consommer et gérer les ressources. Les bénéfices sont multiples et s'étendent à différents niveaux de la société : Sur le plan environnemental, cette approche permet de réduire considérablement les déchets, de limiter l'exploitation des ressources naturelles et de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Cette gestion optimisée des ressources contribue directement à la préservation de la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique, répondant ainsi à des enjeux écologiques majeurs. Sur le plan économique, l'économie circulaire offre des possibilités de croissance durable. En favorisant le recyclage, la réparation et la réutilisation, elle ouvre la voie à de nouveaux modèles d'affaires et stimule l'innovation dans de nombreux secteurs. Cette approche peut également conduire à une plus grande résilience économique en réduisant la dépendance aux matières premières, souvent sujettes à des fluctuations de prix et à des contraintes d'approvisionnement. Par ailleurs, elle génère des opportunités d'emploi dans les industries du recyclage, de la réparation et de la remise à neuf, contribuant ainsi à un développement économique plus inclusif et durable.

Secteur de l’agroalimentaire :

Contribution dans le PIB
3.31%
Contribution dans l’emploi
6.37%
Part dans la répartition des entreprises
2.02%
Source : INS, 2023

Etude de cas : Valorisation des sous-produits de l’ndustrie oléicole

Les sous- produits de l’ndustrie oléicole tels que les feuilles, les grignons composés des peaux, des résidus de la pulpe et des fragments des noyaux, peuvent être utilisés pour l’alimentation animale et comme matière première pour la combustion directe ou la fabrication de granulés. Selon l’ANGED chaque année, les huileries tunisiennes produisent en moyenne un million de tonnes d’eaux usées des moulins à huile, 650 000 tonnes de grignons, environ 70 000 tonnes de feuilles et quelque 150 000 tonnes de boues à haute valeur énergétique provenant de l’extraction des huiles résiduelles, soit un total de deux millions de tonnes de résidus oléicoles pour tout le pays. Sur plus de 1750 huileries en Tunisie on compte moins d’une dizaine d’unités de traitement des sous-produits de l’industrie oléicole. Lors de la saison de la cueillette, la plupart des huileries rejettent leurs résidus, margine et grignons, dans la nature, sans traitementpréalable. Ce qui contribue à la dégradation des sols et des cours d’eau. Soutenue par SwitchMed, qui conduit des projets pilotes de démonstration sur l’économie circulaire, l’huilerie SABRA Olive Oil, qui exploite l’oliveraie de Sbikha à Kairouan est l’une des premières huileries biologiques qui valorise la presque totalité des sous-produits de l’huile d’olive et met en œuvre la meilleure gestion rationnelle de ses ressources naturelles et énergétiques en Tunisie. Fondée en 2012, SABRA Olive Oil tend à améliorer son système de production vers un modèle plus durable en augmentant la valeur des sous-produits qui peuvent être transformées en matériaux de combustion, engrais et aliments pour animaux de ferme. L’eau retirée de l’huile brute une fois filtrée peut fournir des molécules intéressantes pour diverses utilisations, y compris, l’irrigation des cultures. Ce faisant, cette technique améliorerait le modèle commercial de l’entreprise en vendant des sous-produits, augmenterait le contrôle sur la chaîne de valeur et réduirait les impacts négatifs sur l’environnement. Dans sa vision plus large, la société compte mettre en œuvre également le concept d’économie circulaire dans la gestion de l’énergie, et de l’eau. Le programme SwitchMed soutient la société pour développer son modèle d'affaire basé sur la consommation et la production durable. Un audit complet de tout le processus, de l’arbre à la bouteille, a été élaboré pour explorer les possibilités de la réduction des déchets, d’une revalorisation des sous-produits et de la gestion efficace des eaux usées du moulin à huile. La société compte à cet effet, développer davantage ses investissements dans des installations pour réaliser ce modèle de consommation et de production durables

Secteur du BTP : ( Secteur des Industries des matériaux de construction et secteur de la construction)

Contribution dans le PIB
4.84%
Contribution dans l’emploi
6.42%
Part dans la répartition des entreprises
5.20%
Source : INS, 2023

Etude de cas: Construction d’une route avec les déchets de BTP recyclés

Un projet pilote de construction d’une route intégrant des matériaux recyclés issus des déchets de BTP, au niveau de la Route nationale 3 (RN3) dans le gouvernorat de Ben Arous, a été lancé au mois de septembre 2024, lors d’un atelier organisé à Gammarth, sur le thème « La Tunisie, en route vers une économie circulaire durable, pour une transition écologique accélérée ». Cette route réalisée dans le cadre du projet RE-MED, cofinancé par l’Union européenne, s’étale sur longueur de 1,2 kilomètre. Elle comprend 4 sections : 3 sections qui permettront de tester l’intégration d’un ou plusieurs matériaux recyclés et une 4ème qui constitue une section de référence réalisée avec des matériaux naturels non renouvelables. Les objectifs de ce projet, consistent à démontrer l’intérêt de la valorisation de matériaux de construction et de démolition dans un contexte de tension sur le marché des granulats, à créer des emplois locaux, à réduire les risques sanitaires et d’inondation liés à la prolifération de décharges de matériaux issus du BTP, à atténuer la pression sur le foncier et l’empreinte carbone et à adapter les routes aux changements climatiques. Le bon suivi et la gestion optimale des données reçues du système de monitoring, exploité pour la première fois en Tunisie en matière de construction routière, permettra de comparer les comportements des chaussées construites par des matières premières naturelles et celles en matériaux recyclés et d’évaluer l’efficacité technique de l’utilisation de déchets de démolition et de construction La gestion des déchets de démolition et de construction représente des enjeux majeurs en Tunisie au regard des ressources limitées en matières premières et de l’impact positif sur l’environnement et la santé publique. Elle permettra de résoudre, à la fois, des problèmes d’ordre écologique (libérer des espaces occupés par ces déchets), économique (injection de nouvelles ressources dans le marché de construction d’infrastructures et de mobilier urbain) et social (création d’entreprises et d’emplois).

Secteur du textile : L’Economie circulaire appliquée au secteur textile

Contribution dans le PIB
2,58%
Contribution dans l’emploi
17,07%
Part dans la répartition des entreprises
2,49%
Source : INC, 2023

Etude de cas: Construction d’une route avec les déchets de BTP recyclés

Un projet pilote de construction d’une route intégrant des matériaux recyclés issus des déchets de BTP, au niveau de la Route nationale 3 (RN3) dans le gouvernorat de Ben Arous, a été lancé au mois de septembre 2024, lors d’un atelier organisé à Gammarth, sur le thème « La Tunisie, en route vers une économie circulaire durable, pour une transition écologique accélérée ». Cette route réalisée dans le cadre du projet RE-MED, cofinancé par l’Union européenne, s’étale sur longueur de 1,2 kilomètre. Elle comprend 4 sections : 3 sections qui permettront de tester l’intégration d’un ou plusieurs matériaux recyclés et une 4ème qui constitue une section de référence réalisée avec des matériaux naturels non renouvelables. Les objectifs de ce projet, consistent à démontrer l’intérêt de la valorisation de matériaux de construction et de démolition dans un contexte de tension sur le marché des granulats, à créer des emplois locaux, à réduire les risques sanitaires et d’inondation liés à la prolifération de décharges de matériaux issus du BTP, à atténuer la pression sur le foncier et l’empreinte carbone et à adapter les routes aux changements climatiques. Le bon suivi et la gestion optimale des données reçues du système de monitoring, exploité pour la première fois en Tunisie en matière de construction routière, permettra de comparer les comportements des chaussées construites par des matières premières naturelles et celles en matériaux recyclés et d’évaluer l’efficacité technique de l’utilisation de déchets de démolition et de construction La gestion des déchets de démolition et de construction représente des enjeux majeurs en Tunisie au regard des ressources limitées en matières premières et de l’impact positif sur l’environnement et la santé publique. Elle permettra de résoudre, à la fois, des problèmes d’ordre écologique (libérer des espaces occupés par ces déchets), économique (injection de nouvelles ressources dans le marché de construction d’infrastructures et de mobilier urbain) et social (création d’entreprises et d’emplois).

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